Dans le cadre des actions intensifiées contre le ver de Guinée, une mission s’est rendue ce samedi 17 octobre 2026 à Maïmanan, dans la sous-préfecture de Moussafoyo. Conduit par Dr Narassem Mbaïdoum, directrice générale adjointe de la Santé publique et de la Prévention, le groupe représentait le ministre de la Santé.
Cette visite de terrain vise à sensibiliser, mobiliser et engager l’ensemble des acteurs locaux face à la résurgence de la maladie dans le district sanitaire de Danamadji. La circonscription enregistre un bilan préoccupant de 14 cas d’infection en 2026, dont 10 concentrés dans la seule zone de Maïmanan. C’est dans l’enceinte du centre de santé de Maïmanan que s’est tenue la rencontre de plaidoyer et de mobilisation sociale, en présence des autorités administratives, sanitaires et traditionnelles, ainsi que d’un public venu en nombre.
Face à la gravité de la situation exposée par le médecin chef du district de Danamadji, le Dr Adoumadji Bemadjim, plusieurs engagements majeurs ont été actés : l’intensification de la surveillance communautaire à Maïmanan et dans les villages environnants ; l’incitation au signalement immédiat et à l’investigation rapide de toute suspicion d’infection, qu’elle touche les humains ou les animaux.
De son côté, la coordonnatrice adjointe du Programme national d’éradication du ver de Guinée, Mme Zoulekha Djidi, a rappelé les priorités stratégiques, à savoir cibler les infections animales et lever rapidement les obstacles opérationnels sur le terrain. Un engagement réaffirmé par le représentant adjoint du Centre Carter au Tchad, M. Al Hassana Idriss Outman, qui a confirmé le maintien de l’appui technique et financier de son organisation. Saluant la forte présence de la population et les efforts déjà accomplis, Dr Narassem Mbaïdoum a appelé à un sursaut collectif afin d’éviter tout relâchement.
Au nom du ministre de la Santé, Dr Narassem Mbaïdoum a exhorté les acteurs locaux et la communauté à conjuguer leurs forces pour éradiquer définitivement la maladie, en insistant sur deux axes prioritaires : l’amélioration de l’accès à l’eau potable et la généralisation du filtrage de l’eau de boisson et, la gestion rigoureuse des déchets d’origine aquatique, notamment les restes de poissons et d’animaux, vecteurs majeurs de transmission chez les animaux domestiques.
Cette mission marque une étape décisive dans la remobilisation des équipes de terrain et des communautés du Moyen Chari pour atteindre l’objectif de zéro cas.

