Le lancement de la distribution de 1 133 cartes nationales d’identité (CNI) aux citoyens tchadiens retournés de la République centrafricaine marque une étape pour leur réintégration administrative. Destinées aux résidents des sites de Kobiteye et de Danamadja, ces pièces d’identité s’inscrivent dans une démarche de reconnaissance officielle et de facilitation des formalités administratives.
La cérémonie officielle de remise s’est tenue sur le site de Kobiteye, situé dans le département de la Nya-Pendé. L’événement s’est déroulé sous la présidence d’Ali Warou Mallaye, secrétaire général du département de la Nya-Pendé. Il a réuni plusieurs personnalités, notamment le maire de Goré, les représentants de la Commission nationale d’accueil et de réinsertion des réfugiés et des rapatriés (CNARR), de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS), ainsi que le président du site d’accueil.
Pour les récipiendaires, la délivrance de ce document met fin à une longue période d’incertitude administrative. Annour Oumar, président du site de Kobiteye, a exprimé la réaction des communautés concernées : « Nous étions comme des étrangers sur notre propre sol, dans l’impossibilité d’effectuer la moindre démarche faute de pièce d’identité. C’est avec satisfaction et reconnaissance que nous recevons ces cartes. Au nom des retournés de Kobiteye et de Danamadja, nous adressons nos remerciements aux parties prenantes. »
De son côté, le secrétaire général de la Nya-Pendé a appelé les bénéficiaires à préserver ces documents et à exercer pleinement leurs droits civiques dans le respect des lois. Le représentant de l’ANATS, Ahmad Abdraman, a quant à lui souligné la portée de cette attribution : « La réception de ces cartes formalise pleinement votre citoyenneté tchadienne. »
Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet de Facilitation de la délivrance des documents d’état civil (FADECIV). Cette initiative est mise en œuvre par Caritas Suisse en partenariat avec l’ANATS et l’Association pour les libertés fondamentales au Tchad (APLFT), grâce au soutien financier de l’Agence française de développement (AFD).
De Doba, Rimbaïbar Bédoumdjé Haubert


