La capitale sénégalaise accueille depuis ce 12 octobre 2026 la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP).Conduite par Belngar Larmé Jacques, président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), la délégation tchadienne participe activement aux travaux qui réunissent les acteurs continentaux jusqu’au 21 octobre.
Organisées dans un contexte symbolique marquant les 45 ans de l’adoption de la Charte africaine et les 40 ans de son entrée en vigueur, ces assises ont été lancées par le garde des Sceaux sénégalais, Me Moussa Sarr. Dans son mot d’ouverture, le président de la CADHP, l’Honorable Idrissa Sow, a salué les avancées notables enregistrées sur le continent, tout en déplorant la persistance des crises armées, notamment au Soudan et en Éthiopie.Pour N’Djamena, ce rendez-vous de Dakar constitue une tribune stratégique. La CNDH entend y dresser un état des lieux lucide de la situation nationale, en mettant l’accent sur la protection des défenseurs des droits humains et l’accompagnement des populations vulnérables.
Au-delà des libertés fondamentales, les échanges abordent des thématiques en lien direct avec le quotidien des citoyens , droits des femmes, prise en charge des réfugiés, accès à l’eau potable ou encore impacts du dérèglement climatique. Autant de défis complexes face auxquels la délégation tchadienne réaffirme sa volonté d’échanger avec ses pairs africains et de renforcer ses engagements institutionnels.


