Le Forum national des chefferies traditionnelles du Tchad a été officiellement lancé ce jeudi 29 octobre 2026 à Mongo, chef-lieu de la province du Guéra. Placée sous le très haut patronage du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, la cérémonie a été présidée par le Vice-Premier Ministre chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat, représentant le Chef de l’État.
Plusieurs personnalités ont pris part à cette ouverture, notamment le Ministre des Armées, des Anciens Combattants et Victimes de guerre, le Général Issakha Malloua Djamous, ainsi que le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Guéra, le Général Abdoulaye Ibrahim Siam, et les autorités administratives des 23 provinces du pays.
Dans son discours, le vice-président du comité d’organisation, le Sultan Mahamat Moussa Bezo, a salué la tenue de cette rencontre. Il a rappelé l’importance du dialogue entre les communautés pour prévenir les conflits et renforcer la paix.
Le Président du Haut Conseil des Chefferies Traditionnelles du Tchad, Sa Majesté Tamitah Djidingar, a pour sa part insisté sur le rôle des chefs traditionnels dans la médiation et le règlement des différends. Selon lui, les autorités coutumières occupent une place importante dans la préservation des valeurs culturelles et le maintien de bonnes relations entre les populations.
Prenant la parole, le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Guéra, Abdoulaye Ibrahim Siam, s’est réjoui du choix porté sur Mongo pour accueillir ce forum national. Il a souligné la contribution des chefs traditionnels à la prévention des tensions et au rapprochement des différentes communautés.
Ouvrant officiellement les travaux au nom du Chef de l’État, le Vice-Premier Ministre Limane Mahamat a rappelé la place des autorités traditionnelles dans la vie des communautés. Il a également souligné la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les chefs traditionnels pour mieux prévenir les conflits et préserver la stabilité sociale.
Pendant trois jours, les participants vont échanger sur les moyens de prévenir et de régler les conflits communautaires. Les discussions porteront notamment sur le renforcement de la médiation traditionnelle, la coexistence pacifique et le rôle des chefs dans le règlement des différends entre agriculteurs et éleveurs.


