La diplomatie environnementale sous-régionale s’enrichit d’une nouvelle orientation institutionnelle à l’issue de la 12e session du Conseil des Ministres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Lors de cette réunion consacrée au renouvellement de l’équipe statutaire, la présidence en exercice a été attribuée au Cameroun, représenté par son ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret N’Dogo.
Le Secrétariat exécutif revient également au Cameroun, secondé par la République centrafricaine, tandis que le Tchad accède à la Direction administrative et financière en la personne de François Dayang, plaçant N’Djamena au cœur des mécanismes de gestion et de redressement de l’organisation.
La délégation tchadienne, menée par le Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Koularambaye Koundja Julien, a pris part aux délibérations portant sur l’évaluation des bilans financiers et techniques. Les échanges ont porté sur l’examen des rapports d’activités 2024-2025, la situation financière, les audits 2020-2023, le Plan de Convergence 2026-2035 (PC3), le guide méthodologique relatif à la planification intégrée des terres et du capital naturel, l’Appel de Belém ainsi que trois recherches issues du Programme d’impact pour le Bassin du Congo.
Par cette contribution aux instances décisionnelles, le Tchad réaffirme son engagement au sein de l’espace communautaire et renforce son positionnement stratégique. Cette prise de responsabilité intervient dans un contexte où la COMIFAC entend consolider son rôle de partenaire clé dans les négociations internationales consacrées à la préservation des forêts, à la biodiversité et aux enjeux climatiques globaux.


