L’Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD) et l’Alliance Nationale des Entreprises Agricoles du Tchad (ANEAT) ont formalisé une convention-cadre de partenariat public-privé (PPP). La signature de cet accord s’est déroulée ce vendredi 10 juillet à N’Djamena, avec pour objectif d’associer la recherche scientifique et les opérateurs privés afin d’accroître la productivité agricole nationale. L’événement s’est tenu en présence du Secrétaire général adjoint du ministère de la Production et de l’Industrialisation agricole, Allakéré Arthomas, représentant le ministre de tutelle. Le représentant de la FAO, le président de la FENOPS ainsi que les coordonnateurs des projets ProAgri et PRESA ont assisté à la cérémonie.
Le Directeur général de l’ITRAD, Abdelkhadir Altidjani Koiboro, a indiqué que cette collaboration vise à surmonter les difficultés liées à l’accès aux semences certifiées, adaptées au contexte agroécologique local. Face au constat que les innovations issues de la recherche parviennent avec difficulté aux producteurs, l’accord définit les rôles de chaque entité. L’ITRAD conserve ses prérogatives scientifiques relatives à la création variétale et à la production des semences de souche et de pré-base. De son côté, l’ANEAT gère la multiplication, le conditionnement et la mise en marché des semences de base selon la réglementation technique.
Cette phase initiale concerne sept cultures spécifiques : le sorgho, le mil, le maïs, le riz, l’arachide, le niébé et le sésame.
Le président de l’ANEAT, Hachim Haroun Ahmat, a précisé que la démarche répond aux limites structurelles du secteur, la faible disponibilité des intrants de qualité freinant les rendements. Les entreprises de l’alliance prévoient de mobiliser les ressources techniques et logistiques nécessaires pour assurer une production conforme aux critères fixés par la Direction des Semences et des Plants (DSP). La direction ministérielle aura la charge du contrôle, de l’inspection et de la certification de ces intrants.
Le Secrétaire général Allakéré Arthomas a rappelé la contribution du secteur privé au produit intérieur brut, estimée à près de 23 %, et son poids dans l’emploi. Il a ajouté que la diffusion à grande échelle de variétés adaptées aux variations climatiques requiert des investissements que le modèle de partenariat public-privé cherche à faciliter.
Cette première expérience jette les bases d’autres coopérations envisageables dans les secteurs de la mécanisation, de la transformation agroalimentaire, de la biotechnologie et du transfert technologique.


