La Société nationale d’exploitation minière et de commercialisation (SONEMIC) a officiellement déployé, ce mercredi 15 juillet 2026, ses antennes dans les provinces du Sila, du Guéra, du Batha et de l’Ennedi Ouest. La cérémonie de départ, organisée au siège de l’institution, a été présidée par son directeur général, le général de division Abdelkerim Charfadine. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie de l’État visant à réguler et à sécuriser l’exploitation des ressources minières sur l’ensemble du territoire.
Devant les équipes d’ingénieurs miniers, de géologues, de techniciens et de spécialistes de l’environnement en partance pour le terrain, le directeur général a insisté sur la dimension hautement stratégique de leur mission. Ces agents auront pour mandat d’organiser, d’encadrer et de professionnaliser une activité minière artisanale jusqu’ici peu structurée.
Abdelkerim Charfadine a rappelé les conséquences de l’orpaillage informel, qui a longtemps privé l’État de ressources financières importantes tout en générant des risques environnementaux et sanitaires pour les populations locales. Il a souligné que chaque agent déployé sur le terrain incarne l’autorité ainsi que la rigueur de la SONEMIC, et que le succès de cette transition repose sur leur engagement.
Le dispositif s’appuie sur des expériences réussies dans le Nord du pays, puisque des antennes de la SONEMIC sont déjà pleinement opérationnelles dans plusieurs zones minières du Tibesti, notamment à Kouri 60, Kouri 35 et Aouzou. L’extension actuelle vise à reproduire ce modèle d’encadrement dans les quatre nouvelles provinces cibles.
Pour garantir l’efficacité des nouvelles antennes, la direction des activités minières ainsi que des conseillers techniques assureront un suivi régulier des équipes déployées. L’objectif à moyen terme est de faire du secteur extractif un véritable levier de croissance durable pour l’économie tchadienne.
Cette phase de déploiement administratif et technique préfigure d’autres chantiers d’envergure. Le directeur général a annoncé le lancement prochain de travaux scientifiques complémentaires, incluant d’une part des études géophysiques aéroportées pour cartographier le potentiel du sous-sol, et d’autre part des campagnes d’échantillonnage au sol afin de préciser la localisation des gisements. Ces étapes doivent permettre de poser les bases d’une industrie minière moderne, transparente et génératrice de revenus pour l’État et les communautés locales.


