Le 21 juin, le Tchad s’est joint à la célébration mondiale de la musique, transformant les espaces publics et culturels en lieux de communion et de transmission générationnelle.
Née en France en 1982 sous l’impulsion de Jack Lang, la Fête de la musique a su s’exporter pour devenir un rendez-vous planétaire. L’ambition d’origine, démocratiser l’art et investir la rue, trouve aujourd’hui un écho particulier au Tchad, où l’événement s’est imposé comme un jalon majeur du calendrier culturel national.
L’édition 2026 a confirmé cette dynamique. De N’Djaména aux provinces, les scènes ont mis en lumière la diversité des rythmes locaux. Dans la capitale, l’Institut Français du Tchad (IFT) ainsi que plusieurs espaces répartis dans les dix arrondissements ont vibré au rythme de concerts éclectiques, attirant un public nombreux venu soutenir la création locale.
Cette année, l’accent a explicitement été mis sur la nouvelle scène. Sous l’égide du ministère du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, dirigé par Abakar Rozzi Teguil, les programmations ont offert une tribune aux jeunes talents. Chanteurs, rappeurs et musiciens émergents ont ainsi bénéficié d’une vitrine pour exposer leur univers et se mesurer au public.
Au-delà de la performance et de la fête, cette édition a également été marquée par le devoir de mémoire. Sur scène, la jeune garde n’a pas manqué de saluer l’héritage des pionniers de la musique tchadienne. Les hommages rendus à des figures tutélaires telles que Talino Manu, Maître Gazonga, Alhadj Ahamat Pécos, Ray’s Kim ou encore Seïd Caman ont rappelé l’importance de la transmission dans la construction de l’identité musicale du pays.
Dans les rues comme dans les salles de spectacles, les témoignages ont mis en avant le rôle de ciment social joué par cet événement. Plus qu’un simple divertissement, ce 21 juin s’est affirmé comme un vecteur de cohésion et de valorisation du patrimoine, prouvant que la musique reste, au Tchad, un langage d’unité et de rassemblement.


