Ce dimanche 14 juin 2026, les autorités de la sous-préfecture de Bohobé ont mené une mission de sensibilisation de proximité dans le village de Ngabgoto. Cette initiative vise à consolider la paix sociale, à prévenir les tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs, et à promouvoir le vivre-ensemble dans la province.
La délégation sous-préfectorale s’est rendue au cœur du ferrick d’Aladji Brahim pour échanger directement avec les administrés. L’administration locale y a réuni les éleveurs de Kemata et ceux du canton de Kotongoro. Après une visite du campement, les autorités ont ouvert les débats, axant les discussions sur la cohésion sociale et la gestion de l’espace rural.
Au cours de la rencontre, l’autorité administrative a rappelé les règles en vigueur et énoncé plusieurs directives claires afin de mieux encadrer les pratiques pastorales et d’éviter que la divagation du bétail ne devienne une source de conflit. Il est désormais formellement interdit de confier la conduite des troupeaux à des mineurs, et seuls des adultes responsables doivent être recrutés.
De plus, une vigilance rigoureuse est exigée de la part des bergers pour empêcher toute incursion des bêtes dans les zones agricoles. Les éleveurs ont également l’obligation de coopérer activement avec les membres des comités de gestion des conflits agriculteurs-éleveurs. Enfin, tout éleveur nomade s’installant dans la localité doit impérativement se conformer aux règles communautaires établies. L’administration s’est montrée tout aussi ferme sur la question des préjudices : tout auteur de destruction de cultures qui refusera d’indemniser les victimes s’exposera à une expulsion immédiate de la zone.
Ce message, mêlant prévention et fermeté, a reçu l’appui des autorités coutumières et municipales. Le chef de canton de Kotongoro et le maire de la commune ont tour à tour pris la parole pour soutenir les orientations de la sous-préfecture. Ils ont invité les éleveurs à faire évoluer leurs pratiques, qualifiant ce changement de condition essentielle à une cohabitation pacifique avec les communautés agricoles.
À l’issue des concertations, les éleveurs présents ont exprimé leur adhésion aux mesures de prévention présentées. Ils se sont engagés à respecter ces consignes avec un objectif partagé, à savoir atteindre le seuil de zéro conflit entre agriculteurs et éleveurs dans la sous-préfecture de Bohobé.


