L’École Nationale de Formation Judiciaire (ENFJ) a ouvert ses portes, ce mercredi 13 mai 2026, à la deuxième session de formation dédiée au traitement de l’information judiciaire. Cette initiative vise à outiller les journalistes tchadiens face aux complexités d’un domaine où la précision technique est de rigueur. La cérémonie d’ouverture a été dirigée par Mahamat Saleh Ben Biang, Secrétaire général adjoint du ministère de la Justice, entouré de Ndoutamian Robert, Directeur général adjoint de l’ENFJ, et d’Abbas Mahamoud Tahir, président de l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT).
L’objectif central de cet atelier est de renforcer les capacités des acteurs des médias sur des concepts clés souvent sources de confusion : le respect de la présomption d’innocence, le secret de l’instruction et les règles éthiques régissant les chroniques judiciaires.
Pour le président de l’UJT, cette session s’inscrit dans la continuité des célébrations de la liberté de la presse. Abbas Mahamoud Tahir a rappelé que l’exercice de cette liberté est indissociable d’une solide responsabilité professionnelle, insistant sur la nécessité d’une formation continue pour traiter les dossiers liés aux droits humains.
De son côté, Mahamat Saleh Ben Biang a souligné l’étroite ligne de crête sur laquelle naviguent les journalistes : « Il est important de concilier le droit légitime du public à l’information avec les impératifs de la procédure judiciaire. »
Le représentant du ministère a également mis en garde contre les dérives potentielles, telles que l’interprétation erronée des décisions de justice ou la diffusion de contenus pouvant nuire à la cohésion sociale et à la dignité des citoyens.
Les débats ont également porté sur l’évolution technologique. Entre l’instantanéité des réseaux sociaux et l’émergence de l’intelligence artificielle, les circuits de l’information sont bouleversés. À cet égard, le Directeur général adjoint de l’ENFJ, Ndoutamian Robert, a martelé l’importance de la rigueur dans la vérification des sources, seul rempart pour garantir des contenus crédibles et déontologiques.
Cet atelier marque une étape supplémentaire dans l’ambition des autorités et des organisations professionnelles de promouvoir une presse spécialisée, capable de vulgariser l’action judiciaire tout en garantissant le respect des libertés individuelles.


