La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa, a reçu en audience ce 22 avril une délégation du Programme alimentaire mondial (PAM). Cette mission, conduite par la Directrice régionale Kinday Samba, accompagnée de la Représentante résidente Sarah Gordon-Gibson, s’inscrit dans une volonté mutuelle de dynamiser la coopération face aux défis alimentaires et sociaux.
La rencontre a réuni les cadres techniques du ministère, le Secrétaire général, ainsi que les responsables de l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA) et de la Direction générale des Affaires humanitaires.
Au cours des échanges, la Directrice régionale du PAM a tenu à saluer l’engagement constant du gouvernement dans la gestion des populations déplacées. Après une mission effectuée dans l’est du pays, elle a dressé un constat précis des besoins humanitaires sur le terrain. Kinday Samba a souligné que cette visite permet désormais de mieux cibler les interventions prioritaires, tout en affirmant la volonté de l’organisation d’évoluer vers des solutions structurelles. L’objectif est de passer d’une assistance d’urgence à une stratégie de résilience durable pour les populations vulnérables.
De son côté, la ministre Zara Mahamat Issa a rappelé la complexité du contexte actuel, marqué par l’imbrication des crises sécuritaires et des aléas climatiques. Ces facteurs exercent une pression sans précédent sur les ressources nationales et la cohésion sociale. Elle a précisé que la création de son département ministériel témoigne d’une volonté de centraliser la réponse humanitaire pour plus d’efficacité. La ministre a mis en avant la politique d’inclusion des réfugiés, qui repose sur une approche de développement intégré et la promotion de la cohabitation pacifique entre les communautés hôtes et les nouveaux arrivants.
Les discussions se sont conclues sur la volonté commune d’établir un cadre de concertation plus rigoureux. Ce futur mécanisme vise à optimiser l’usage des ressources financières et à assurer un suivi technique plus étroit des interventions. Cette collaboration renforcée prévoit une implication accrue des structures nationales afin de garantir que chaque action ait un impact réel et mesurable sur le quotidien des citoyens tchadiens.


