L’Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD) et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) ont signé, ce mercredi 15 avril 2026, un protocole d’accord technique. Ce partenariat porte sur la reconstitution des variétés de maïs Matafo I et II, dont la culture s’est raréfiée dans la province du Lac.
La province du Lac fait face à une baisse de la production agricole, liée aux variations climatiques et à l’insécurité. Pour stabiliser les ressources alimentaires des ménages, l’ITRAD et le CICR ont décidé de coordonner leurs moyens afin de relancer la disponibilité de ces semences locales.
Lors de la signature au siège de l’ITRAD à Farcha dans le 1er arrondissement de N’Djaména, le Directeur Général de l’institution, Abdelkhadir Altidjani Koiboro, a précisé que cet accord porte spécifiquement sur « la reconstitution et la vulgarisation des variétés locales de maïs Matafo I et II ».
Cette coopération s’inscrit dans la continuité des échanges amorcés en 2019 entre les deux organisations. Le CICR, qui opère au Tchad depuis quatre décennies, oriente ici son action vers le renforcement de l’autonomie des producteurs. Selon Mme Eman Eid, cheffe adjointe de délégation du CICR, ce projet « participe à l’accès à une alimentation saine » pour les populations de la zone.
Le dispositif prévu par l’accord s’articule autour de trois axes : l’ITRAD assure la sélection et la qualité scientifique des semences ; le déploiement d’équipements à énergie solaire pour soutenir les capacités de production ; des sessions de formation destinées aux agriculteurs pour la gestion des cultures et du patrimoine génétique local.
En stabilisant la disponibilité des variétés Matafo, les deux institutions visent la sécurisation de l’économie rurale et des moyens de subsistance dans la province du Lac.


