L’amphithéâtre Ngardeta Moyengar a servi de tribune, ce 5 mars 2026, à une jeunesse qui refuse désormais de se taire. En pleine célébration de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET), les étudiants de l’Université de Sarh ont choisi l’art dramatique pour porter un message fort à travers une mise en scène intitulée « Procès fictif ».
Écrit par Madjitebaye Israël, étudiant en Licence 3 de Droit privé, ce plaidoyer théâtral s’attaque frontalement à une plaie trop souvent dissimulée : le harcèlement en milieu universitaire. En mettant en lumière les abus de pouvoir, l’œuvre vise à briser l’omerta et armer les victimes d’une meilleure connaissance de leurs droits.
Face à une assistance nombreuse et attentive, les comédiens d’un jour ont livré une prestation habitée. Entre plaidoiries criantes de vérité et scènes de confrontation, la pièce a soulevé une vague d’émotion dans les gradins. Au-delà de la performance artistique, cet événement marque la volonté de la communauté estudiantine de Sarh d’exiger un cadre d’apprentissage sain, sécurisé et respectueux de la dignité de chacun.


