Face à l’engorgement croissant des artères de la capitale, la mairie de N’Djamena passe à l’offensive. Le Maire de la ville, Senoussi Hassana Abdoulaye, a convoqué ce mardi 3 mars les responsables des agences de voyage opérant dans la commune pour un rappel à l’ordre ferme.
Le constat est sans appel : entre entraves à la fluidité du trafic, mise en danger des piétons et dégradation de l’image de la ville, l’occupation sauvage du domaine public a atteint un seuil critique.
L’édile a réitéré l’interdiction formelle de toute activité embarquement, débarquement de passagers ou chargement de marchandises sur les trottoirs et la chaussée. Un accent particulier a été mis sur l’Avenue Istanbul (Axe Dembé), véritable point névralgique de ces encombrements.
S’appuyant sur les textes réglementaires en vigueur, la Commune a prévenu que la phase de sensibilisation laisserait place à la rigueur. Les contrevenants s’exposent désormais à des mesures radicales : fermeture immédiate des locaux ; amendes forfaitaires élevées ; suspension, voire retrait définitif, de l’autorisation d’exercer.
Si la municipalité se dit prête à accompagner les opérateurs économiques dans leur organisation, elle martèle que la sécurité des citoyens et le respect de l’ordre public ne feront l’objet d’aucun compromis.


