Le milieu universitaire de Sarh est sous le choc. L’interpellation, ce samedi, d’un étudiant en flagrant délit de vol a permis de mettre au jour une filière de trafic de cycles bien organisée au sein du campus.
Tout bascule samedi dernier lorsqu’un étudiant en deuxième année de Droit est surpris par ses pairs en train de dérober un vélo. Conduit immédiatement devant le chef de département de l’Économie pour un interrogatoire préliminaire, le suspect est rapidement passé aux aveux. Selon ses déclarations, ce système de vol était opérationnel depuis le début de l’année académique.
Pour justifier son passage à l’acte, le jeune homme a invoqué une situation de précarité extrême, affirmant voler pour subvenir à ses besoins quotidiens. Mais l’enquête a révélé que l’étudiant n’agissait pas seul : un complice l’épaulait dans ses manœuvres depuis la rentrée.
Le mode opératoire était rodé. Les engins dérobés sur le campus étaient systématiquement acheminés vers un certain Maïbessé. Sur place, un mécanicien local faisait office de receleur, rachetant chaque vélo pour la somme de 25 000 FCFA avant de les revendre sur le marché de l’occasion.
Remis aux forces de l’ordre sitôt ses aveux prononcés, l’étudiant a vu son coéquipier être interpellé par la police seulement quelques heures plus tard. Si ce démantèlement apporte un répit aux étudiants, l’affaire soulève une nouvelle fois la question de l’insécurité sur le campus et de la vulnérabilité de certains jeunes face à la tentation du gain facile.


