Le Ministre de la Santé Publique, Dr Abdelmadjid Abdelrahim, a été interpellé sur la situation alarmante des patients souffrant d’insuffisance rénale. Le constat est préoccupant : des équipements vieillissants et des coûts de soins prohibitifs poussent le gouvernement à envisager une réforme en profondeur du service de dialyse.
Ce lundi, l’hémicycle a été le théâtre d’une « question orale avec débats », une procédure parlementaire destinée à rendre le gouvernement responsable de ses actions. Sous les critiques acerbes des députés, le Ministre a dû défendre l’état actuel des soins offerts dans les centres de dialyse.
Dès le début des discussions, les élus ont dressé un tableau sans détour : des machines hors d’usage, des centres saturés et des listes d’attente qui ne cessent de s’allonger, mettant en danger la vie de nombreux patients.
« Dans certaines régions, accéder à un service de dialyse relève du rêve », a déclaré un député de l’opposition, soulignant que beaucoup de patients doivent parcourir des centaines de kilomètres pour bénéficier de leur traitement bihebdomadaire.
Reconnaissant l’urgence de la situation, le Ministre a annoncé plusieurs mesures essentielles notamment le renouvellement des équipements à travers la mise en place d’un plan d’urgence pour remplacer les machines défectueuses, l’augmentation de l’accès géographique à travers l’ouverture prochaine de nouvelles unités de dialyse dans des hôpitaux régionaux pour soulager la pression sur les grandes villes, le soutien financier accru à travers à l’amélioration de la subvention des kits de dialyse.
Au-delà des mesures techniques, le Ministre a souligné l’importance d’une politique de prévention. L’insuffisance rénale, souvent désignée comme un « tueur silencieux », connaît une progression inquiétante dans le pays. Le gouvernement prévoit de lancer des campagnes nationales de dépistage précoce pour réduire le nombre de patients atteignant les stades avancés de la maladie.
Malgré les promesses formulées par le Ministre, les associations de patients demeurent sur leurs gardes. « Les promesses ne suffisent pas, nous exigeons des actions concrètes sur le terrain », a affirmé un représentant du collectif de patients. Le gouvernement est désormais sous pression pour concrétiser ces engagements et améliorer la situation des milliers de malades en attente de soins.


