Le sénateur et chef du parti RNDT-le réveil, Pahimi Padacké Albert, a vivement réagi suite à l’interdiction, survenue le 28 février, de la conférence de presse du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP). Selon lui, cette interdiction constitue une nouvelle étape dans la dérive autoritaire du régime en place.
Dans une déclaration publique, l’ancien Premier Ministre a rappelé que le GCAP avait déjà été contraint de suspendre ses activités en raison d’un climat de menaces et de la réduction progressive de l’espace démocratique depuis l’avènement de la Cinquième République. Il dénonce l’intervention des forces de l’ordre, qualifiant cet acte de « grave » manifestation d’une hostilité viscérale à la liberté d’expression et au pluralisme politique.
Pahimi Padacké Albert insiste sur le fait que ces mesures piétinent la Constitution et les lois de la République qui garantissent les libertés publiques. Il met en garde contre ce qu’il considère comme une volonté manifeste d’étouffer toute voix discordante, affirmant que le Tchad ne peut bâtir son avenir sur l’exclusion, la peur, la répression et le silence imposé aux forces politiques et citoyennes.
Cette déclaration survient dans un contexte politique tendu, marqué par des tensions persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition, qui appelle régulièrement à un élargissement de l’espace démocratique. Les autorités, quant à elles, affirment agir dans le respect de la loi et de l’ordre public.


