La province de Sila a été le théâtre d’une nouvelle vague de violences armées ce dimanche 22 février 2026. Deux attaques menées par des individus non identifiés ont fait trois blessés graves et causé des pertes matérielles dans les départements d’Adé et de Koukou Angarana.
Le premier incident s’est produit aux alentours de 16h30. Trois jeunes résidents du village Fafalko, dont un militaire en service, quittaient le marché hebdomadaire de Koloye pour regagner leur localité. En chemin, ils sont tombés dans une embuscade tendue par des coupeurs de route.
Les assaillants ont immédiatement ouvert le feu, blessant grièvement deux des passagers : le militaire Adef Abdelkerim et le civil Hissein Ali. Après avoir neutralisé leurs victimes, les malfaiteurs se sont emparés de leur motocyclette avant de s’évanouir dans la nature.
Grâce à une mobilisation rapide des villageois, une battue a été organisée pour tenter de retrouver les agresseurs. Les deux blessés ont d’abord été admis au centre de santé d’Adé avant d’être évacués en urgence : l’un vers l’hôpital provincial de Goz Beïda et l’autre vers celui d’Abougoudam (Ouaddaï) pour y subir une intervention chirurgicale.
Plus tôt dans la matinée, vers 9h00, un incident similaire a secoué la localité de Marfakatel, dans le département de Koukou Angarana. Deux jeunes circulant à moto depuis leur ferick ont été interceptés par des hommes armés.
Face au refus des jeunes d’obtempérer, les malfrats ont fait usage de leurs armes. Un jeune homme a été atteint d’une balle au pied. La victime a été transportée à l’hôpital de Goz Beïda où ses jours ne sont plus en danger.
Cette multiplication des agressions, particulièrement préoccupante dans les zones frontalières avec le Soudan, alimente un climat d’insécurité grandissant. Les populations locales, désemparées, appellent à un renforcement de la vigilance et des patrouilles de sécurité dans la région.


