L’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS) a ouvert, ce mercredi 25 février 2026, un atelier national de concertation consacré à la modernisation de l’état civil et à la délivrance des jugements supplétifs. Le lancement des travaux a été présidé par le Secrétaire général Benguela Guidjinga, représentant le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration.
L’objectif de cette rencontre est de promouvoir l’interconnexion des systèmes d’identification. Cette réforme vise à garantir à chaque citoyen une identité juridique fiable, tout en simplifiant les procédures administratives et en renforçant l’inclusion sociale. À ce jour, l’accès à l’acte de naissance, document fondamental pour l’exercice de la citoyenneté, demeure un défi pour une partie de la population, tandis que le recours au jugement supplétif reste entravé par des formalités jugées trop lourdes.
Dans son allocution, le Secrétaire général Benguela Guidjinga a qualifié l’état civil de « mémoire de la nation » et de « socle du contrat social », appelant à une mobilisation accrue pour garantir le droit à l’identité pour tous.
De son côté, Goundoul Vikama, Secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a insisté sur l’importance des campagnes de sensibilisation. Selon lui, l’implication des leaders d’opinion est essentielle pour que chaque individu saisisse l’importance de l’acte de naissance pour son existence juridique.
Face aux enjeux de fiabilité, les autorités insistent sur l’urgence de mettre en œuvre des solutions opérationnelles : simplification des démarches, coordination interinstitutionnelle renforcée, lutte contre la fraude documentaire et interconnexion avec le registre biométrique national.
Outre les cadres des ministères de l’Intérieur et de l’Administration du territoire, l’atelier réunit le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits humains, Mahamat Saleh Ben Biang, ainsi que des magistrats, des experts et des représentants de la société civile. Ensemble, ils planchent sur des recommandations juridiques et techniques pour assurer l’égalité d’accès aux services publics et l’intégration de chaque Tchadien dans la communauté nationale.


