Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 21 février 2026 à Am-Timan, les membres de la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) du Salamat ont clarifié leur position face à la crise qui secoue l’organisation. Entre dénonciation des appels à la grève et exigences de transparence, le syndicat provincial joue la carte de la légalité.
L’enceinte de l’école régionale d’Am-Timan a servi de cadre, de 9h30 à 12h15, à des échanges nourris entre les « camarades de la craie ». L’ordre du jour était centré sur les remous internes qui fragilisent actuellement l’unité du SET au niveau national.
Le point de discorde majeur réside dans la stratégie adoptée par la section provinciale de N’Djaména. Dans un communiqué officiel, le SET-Salamat fustige la récente sortie médiatique de ses homologues de la capitale. Qualifiant leurs agissements de « désinformation », le syndicat provincial s’indigne d’un comportement qui, selon lui, bafoue les textes statutaires régissant les procédures de grève.
« Nous sommes profondément touchés, voire humiliés par ce comportement peu encourageant de certains responsables de sections provinciales qui sèment la confusion dans l’esprit des militants », martèle le communiqué signé par le Secrétaire général provincial. Par ailleurs, le bureau du Salamat regrette le « mutisme » du Bureau Exécutif National (BEN) face à cette fronde qu’il juge délétère pour la cohésion syndicale.
Malgré ces tensions, le Salamat réitère sa confiance au BEN, saluant les avancées obtenues lors de la première phase de négociations, notamment la signature du Décret n° 2850. Toutefois, ce soutien ne saurait être un chèque en blanc. Pour sortir de l’impasse, l’Assemblée générale a formulé plusieurs exigences fermes :
- Transparence : Le BEN doit communiquer en détail sur l’évolution des négociations pour éclairer la base.
- Calendrier : Une révision du chronogramme de la commission tripartite est exigée afin de garantir l’application du décret n° 2850 avant le début des examens et concours.
- Médiatisation : Le syndicat demande la diffusion des travaux de la commission sur les ondes de l’ONAMA.
- Inclusion : La consultation des secrétaires exécutifs provinciaux est impérative avant tout paraphage définitif du futur pacte.
Pour l’heure, le mot d’ordre à Am-Timan est à la stabilité. La section provinciale du SET/Salamat appelle l’ensemble des enseignants à vaquer normalement à leurs occupations professionnelles. Si le ton se veut rassurant, l’avertissement reste clair : le syndicat appelle à la sérénité tout en demandant aux militants de rester « mobilisés pour des actions salvatrices à venir ».


