Ce mercredi 18 février 2026, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Belngar Larmé Jacques, s’est entretenu avec une délégation de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) conduite par Samia Chouchane, spécialiste de la prévention du crime, et Marion Harzi.
Au cœur des échanges : la lutte contre la torture, la traite des êtres humains et la modernisation de la justice pénale. Cette séance de travail, à laquelle participait notamment Pyrrhus Boguel, vice-président de la sous-commission de prévention de la torture, a permis de dresser le bilan des appuis techniques passés et de définir les priorités pour l’année en cours.
Si l’ONUDC soutient de longue date les autorités tchadiennes face à la criminalité organisée, la rencontre a mis en exergue des défis urgents. L’accent a été mis sur la protection des migrants empruntant les routes vers la Libye et la Méditerranée, cibles privilégiées des réseaux d’exploitation.
L’inquiétude demeure également vive concernant le travail des enfants, particulièrement dans les sites miniers et certaines zones rurales, où la précarité alimente les abus.
Loin des simples déclarations d’intention, les deux partenaires prévoient de déployer des programmes conjoints axés sur la formation des acteurs judiciaires et institutionnels, la prise en charge et le suivi des victimes de traite et, le plaidoyer pour l’amélioration des conditions carcérales et la mise à jour du cadre juridique.
Cette dynamique renforcée témoigne d’une volonté commune d’adapter les réponses sécuritaires et juridiques aux réalités du terrain, afin de garantir une protection effective des droits fondamentaux sur l’ensemble du territoire national.


