Ce lundi 16 février 2026, la Mairie Centrale de N’Djamena a accueilli une rencontre significative entre les sénateurs Mariam Ahmat Djemil et Ibrahim Wang Foullah, en présence du maire de la ville, Senoussi Hassana Abdoulaye. Cette visite, marquant la fin d’une mission entamée une semaine plus tôt, a été l’occasion d’aborder des questions cruciales pour l’avenir institutionnel et le développement harmonieux de la capitale tchadienne.
Dans un discours d’ouverture chaleureux, le Maire a exprimé sa gratitude envers les sénateurs et les participants, soulignant l’importance de cette rencontre pour discuter des défis et des opportunités de développement au sein de la ville. Il a rappelé que la mairie est une grande maison avec un personnel dévoué et une vingtaine de conseillers provinciaux, tous engagés à servir les citoyens avec efficacité et transparence.
Le Maire a affirmé la disponibilité de son équipe à écouter et à dialoguer sur les difficultés rencontrées au niveau de la ville, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de la décentralisation.
La Sénatrice Mariam Ahmat Djemil a pris la parole pour souligner que la décentralisation ne doit pas être perçue comme un simple transfert d’autorité d’un niveau à un autre, mais plutôt comme un équilibre entre la mairie centrale et les mairies d’arrondissement. Elle a insisté sur la nécessité d’une gouvernance fondée sur la complémentarité, où la mairie centrale joue un rôle stratégique de coordination et d’harmonisation, tandis que les mairies des arrondissements incarnent la proximité et la réactivité.
Le défi commun, selon elle, est d’améliorer la synergie entre ces deux niveaux de gouvernance dans un esprit de confiance mutuelle et de respect institutionnel. La question des moyens a également été soulevée, avec un appel à garantir que l’exercice des compétences locales soit accompagné des ressources nécessaires.
Les sénateurs ont proposé une réflexion collective sur les mécanismes de transfert de fonds, une planification budgétaire prévisible et un cadre partagé pour le suivi et l’évaluation des actions publiques. L’objectif n’est pas de revendiquer, mais d’organiser l’action publique locale de manière plus efficace, afin de mieux servir les citoyens.
La question de la salubrité et de l’assainissement a également été au cœur des discussions. Les intervenants ont convenu que cette problématique dépasse les frontières administratives et exige une coordination étroite entre tous les acteurs concernés. Une concertation est donc proposée pour engager des actions collectives en faveur de la salubrité dans la ville.
Cette rencontre a été un moment fort de dialogue et d’échanges constructifs, témoignant de l’engagement des élus à œuvrer pour un développement durable et inclusif à N’Djamena.


