Ce mardi 10 février 2026, le Sénat a ouvert officiellement sa première session ordinaire de l’année 2026. Ce rendez-vous marque le coup d’envoi effectif des travaux législatifs de la toute première législature de la Chambre. La cérémonie solennelle, organisée au siège de l’institution à N’Djamena, a été dirigée par son président, le Dr Haroun Kabadi. Elle s’est déroulée en présence de figures de proue de l’État, dont le Ministre d’État, ministre de l’Administration du territoire, Limane Mahamat, représentant le Premier ministre, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et l’ensemble des sénateurs.
Cette rentrée parlementaire s’inscrit dans la phase de consolidation des institutions nées de la transition politique. En tant qu’organe de représentation des collectivités territoriales, le Sénat inaugure ici sa mission de défense des intérêts locaux au sein du pouvoir législatif.
Dans son allocution d’ouverture, le Dr Haroun Kabadi a défini les priorités de cette mandature, rappelant aux élus l’exigence de rigueur et de responsabilité attachée à leur fonction. « Notre responsabilité est immense. Nous devons œuvrer, à travers nos travaux législatifs et de contrôle, à améliorer concrètement les conditions de vie de nos concitoyens », a-t-il déclaré.
Le président de la Chambre haute a insisté sur la nécessité de produire une législation inclusive, en phase avec les réalités socio-économiques du pays. Il a plaidé pour un dialogue républicain constant avec le gouvernement et les autres institutions de l’État pour répondre aux attentes sociales.
Cette session inaugurale ouvre la voie à l’examen de textes législatifs majeurs, positionnant d’emblée les sénateurs comme des acteurs clés du renforcement de la gouvernance et de la démocratie au Tchad.


