L’accès à l’eau potable n’est désormais plus un défi logistique pour l’Hôpital provincial de Sarh. Ce jeudi 6 février 2026, l’établissement a officiellement mis en service un nouveau château d’eau d’une capacité de 20 m³. Fruit d’un partenariat avec l’UNICEF, cette infrastructure contribue à l’hygiène et la qualité des soins dans la province du Moyen-Chari.
Pendant longtemps, le quotidien des soignants à l’Hôpital Dr Outel Bono a été rythmé par une contrainte pénible : le transport manuel de l’eau. Infirmiers et sages-femmes devaient multiplier les efforts pour acheminer cette ressource vitale vers les salles de soins. Aujourd’hui, ce déficit est comblé. Grâce au programme Eau, Hygiène et Assainissement (EHA), ce réservoir de 20 000 litres garantit désormais une autonomie hydraulique indispensable.
Lors de la cérémonie, le Dr Youssouf Ramaï, directeur de l’hôpital, a rappelé une vérité fondamentale : « À l’hôpital, l’eau n’est pas un luxe, c’est un médicament de base. »
L’impact de cet ouvrage dépasse le simple confort ; il touche au cœur de la sécurité des patients, particulièrement dans les services sensibles. La disponibilité permanente de l’eau permettra notamment d’assurer une stérilité irréprochable dans les blocs opératoires, de réduire les risques d’infections néonatales en maternité et de maintenir un assainissement constant des locaux.
Le Délégué provincial en charge de l’Eau, Nahyan Thierry, s’est réjoui de la qualité des travaux tout en exhortant le personnel et les usagers à un « usage responsable et citoyen » de cette ressource précieuse.
Pour l’UNICEF, cet investissement doit impérativement s’inscrire dans la durée. Marcelin Rambo, représentant de l’organisation, a salué la synergie entre les ministères de la Santé et de l’Eau. Il a toutefois insisté sur la maintenance. La mise en place d’un service technique dédié sera la clé pour prévenir les pannes et garantir que l’eau coule durablement aux robinets de l’institution.
La cérémonie s’est achevée par une visite guidée des services, où les autorités ont pu constater que l’eau coule désormais de manière effective, transformant déjà radicalement les conditions de travail des agents de santé.
De notre correspondant à Sarh, MBAINAREM TERANCE.


