La Commission de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), institution clé de l’intégration régionale, traverse une période financière difficile. Une crise de trésorerie oblige en effet l’organe exécutif de la CEMAC à suspendre temporairement certaines de ses activités.
Selon des sources proches de l’institution, cette situation est principalement liée aux retards et aux insuffisances dans le paiement des contributions des États membres de leurs taxes communautaires d’intégration (TCI), qui sont la source principale de revenus de la CEMAC. Ces ressources sont pourtant essentielles au fonctionnement normal de la Commission, au financement de ses programmes et à la mise en œuvre des politiques communautaires.
La suspension des activités intervient dans un contexte où la CEMAC joue un rôle stratégique pour la coordination des politiques économiques, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la stabilité monétaire dans la sous-région. Cette pause forcée risque donc d’avoir des répercussions sur plusieurs projets communautaires en cours.
Toutefois, des démarches seraient en cours afin de trouver des solutions rapides à cette crise. Les autorités communautaires appellent les États membres à respecter leurs engagements financiers pour permettre une reprise normale des activités et préserver les acquis de l’intégration régionale.
En attendant, cette situation relance le débat sur la gouvernance financière des institutions communautaires et la nécessité d’un engagement plus fort des pays membres en faveur de l’intégration sous-régionale en Afrique centrale.


