Un atelier d’échange réunissant des parties prenantes engagées dans la lutte contre la corruption au Tchad s’est ouvert ce vendredi 6 février 2026. Cet événement, organisé par l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption en collaboration avec le Conseil consultatif de l’Union africaine sur la lutte contre la corruption, marque la conclusion d’une semaine intense de rencontres consacrées à la validation du rapport anti-corruption de la Charte des droits de l’homme, soumis en septembre 2025.
C’est le contrôleur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption, Ousmane Abdramane Djougourou, qui a ouvert l’atelier, soulignant les réformes constitutionnelles et juridiques mises en place pour renforcer la gouvernance publique. Il a mis en avant la création d’organes de contrôle et l’adhésion du Tchad à des instruments juridiques régionaux et internationaux visant à combattre la corruption.
Le ministre de la Justice, Dr Youssouf Tom, a pour sa part affirmé que la lutte contre la corruption est essentielle pour assurer la responsabilité des institutions publiques et promouvoir une bonne gouvernance. Il a rappelé que ces efforts sont soutenus par un engagement sincère du gouvernement tchadien à lutter contre la corruption et à améliorer les lois existantes.
M. Senanu Kwami Edem, président du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la lutte contre la corruption, a exprimé sa satisfaction quant aux progrès réalisés par le Tchad. Il a noté que les discussions de la semaine avaient permis de mettre en lumière des actions clés entreprises par le gouvernement, y compris la révision constitutionnelle et l’introduction de nouvelles législations.
« C’est une démonstration importante de la résolution collective que nous avons identifiée dans ce pays », a-t-il déclaré. Edem a souligné l’importance de ce moment unique pour promouvoir de bonnes pratiques gouvernementales et a appelé à un dialogue significatif pour renforcer les partenariats en faveur d’un avenir plus transparent en Afrique.
Cet atelier représente une étape cruciale dans les efforts du Tchad pour lutter contre la corruption et promouvoir une gouvernance transparente.


