Dans une dynamique de redynamisation de la filière cotonnière, une délégation de la CotonTchad, conduite par son Directeur Général Adjoint, M. Abdelkerim Banda, s’est rendue au village de Bé-Mia, situé à 20 kilomètres de Moundou. L’objectif de cette irruption vise à renouer le dialogue avec les producteurs et lever les freins à la production dans cette zone stratégique.
Autrefois fleuron de la production cotonnière, la localité de Bé-Mia a vu son activité décliner ces dernières années. Face aux impératifs économiques, de nombreux agriculteurs ont délaissé le coton au profit de cultures vivrières au rendement financier plus immédiat.
Lors des échanges avec la délégation, les paysans ont exposé sans détour les obstacles rencontrés sur le terrain, citant notamment la pénibilité du travail, les enjeux de santé et, surtout, la question du prix d’achat. Pour ces producteurs, une revalorisation du prix au kilogramme est la condition sine qua non pour garantir une vie décente et assurer le retour massif vers cette culture de rente.
Réceptif à ces préoccupations, le DGA Abdelkerim Banda a assuré que ces doléances seraient examinées avec la plus grande attention. Il a rappelé que la relance du secteur cotonnier figure au cœur des priorités du chef de l’État, soulignant que l’entreprise s’active déjà à lever les barrières logistiques et financières qui pèsent sur les exploitants.
De son côté, le Directeur Général Adjoint chargé des Opérations, Santdeer Singh, a salué l’accueil des populations tout en réitérant l’engagement de l’État et de ses partenaires. Selon lui, la modernisation des techniques culturales reste le levier principal pour accroître la productivité et, par extension, les revenus des ménages ruraux.
La rencontre s’est achevée sur une note d’espoir : un appel à la reprise des semis, soutenu par la promesse d’un accompagnement institutionnel renforcé pour transformer les difficultés actuelles en opportunités de développement pour le Logone Occidental.


