En marge du Salon International des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA), une étape cruciale a été franchie pour le secteur énergétique tchadien. La SONATRACH et la SHT ont officialisé un partenariat ambitieux visant à transformer l’exploitation des ressources nationales.
Le paysage énergétique africain se renforce par la coopération Sud-Sud. C’est le message fort envoyé cette semaine avec la signature d’un protocole d’entente (MoU) entre deux géants du secteur : l’Algérienne SONATRACH, représentée par son Directeur Général, M. Nour Eddine Daoudi, et la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), dirigée par son Directeur Général, M. Djinram Golsinda Esrom.
Ce protocole n’est pas une simple formalité ; il couvre l’intégralité de la « chaîne de valeur » pétrolière et gazière. Concrètement, les deux entreprises vont collaborer sur plusieurs fronts techniques et stratégiques :
Exploration et forage : De la recherche de nouveaux gisements à l’acquisition de données sismiques de haute précision.
Transformation industrielle : Un accent particulier est mis sur le raffinage, la pétrochimie et le transport par canalisations.
Énergie de proximité : Le développement du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) pour répondre aux besoins domestiques.
Au-delà des infrastructures, l’accord mise sur l’intelligence tchadienne. Un volet crucial concerne la formation des cadres et le transfert de compétences. Grâce à des programmes de coaching, des formations certifiantes et une collaboration entre laboratoires d’analyses, ce partenariat vise à renforcer l’expertise locale et à la rendre plus autonome.
En s’appuyant sur l’expérience de la SONATRACH, leader historique en Afrique, la SHT accélère sa montée en puissance. Cet accord favorise également le « Contenu Local », garantissant que les retombées de l’industrie pétrolière profitent directement à l’économie et aux travailleurs tchadiens.


