À travers une conférence de presse, l’association Pont du Tchad a officiellement lancé ses activités ce mardi 20 janvier 2026 à la Bibliothèque nationale. Cette cérémonie marque la pose de la première pierre d’un projet intitulé « Pont de Paix », une initiative portée par des jeunes issus des 23 provinces du Tchad.
À travers ce projet, les membres de l’association s’engagent à faire de la paix un choix quotidien et une responsabilité partagée. Face aux conflits dans certains pays voisins et aux menaces pesant sur la stabilité nationale, ces jeunes ont décidé de ne pas rester passifs mais d’agir concrètement pour préserver la cohésion sociale.
Selon le Président de l’association, Mahamat Noh Alwali, le nom « Pont de Paix » symbolise la volonté de créer des liens entre les communautés, de rapprocher les peuples et de lutter contre la division, la haine et la méfiance. Pour les responsables de l’association, la paix ne se limite pas à l’absence de guerre. Elle passe aussi par l’éducation, la santé communautaire, la justice sociale et surtout par le vivre-ensemble.
Dans le cadre de ses actions, l’association prévoit la mise en place d’une brigade numérique pour lutter contre les fausses informations et les discours de haine, ainsi qu’un système d’alerte précoce dans les 23 provinces pour prévenir et désamorcer les tensions locales.
L’engagement de « Pont de Paix » repose sur plusieurs piliers : la prévention et la médiation par le dialogue, l’éducation à la paix, le sport et la culture comme facteurs de cohésion, et le développement communautaire au service des populations.
Ensuite, les responsables ont lancé un appel aux pouvoirs publics, aux partenaires internationaux et aux organisations nationales pour soutenir cette initiative. Ils invitent également les médias à être des alliés de premier plan dans cette lutte pour la paix.
Pour l’association, l’année 2026 sera celle de l’action et de l’enracinement.


