Ce mardi 13 janvier, le Tchad a accueilli Barham Ahmed Salih pour sa première mission de terrain en tant que Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés. Ce choix, loin d’être anodin, souligne l’importance stratégique de N’Djamena sur l’échiquier humanitaire mondial.
Dès sa descente d’avion à l’aéroport international Hassan Djamous, le chef du HCR a été reçu par Fatimé Aldjineh Garfa, ministre déléguée auprès des Affaires étrangères. Cet accueil protocolaire témoigne de la solidité des liens entre le gouvernement tchadien et l’agence onusienne, alors que le pays fait face à une pression migratoire sans précédent.
L’enjeu de cette visite dépasse la simple prise de contact. Dans un contexte régional instable, Barham Ahmed Salih vient évaluer de près les besoins d’un pays qui, malgré ses propres défis économiques, reste l’un des principaux terres d’asile en Afrique. Les discussions à venir avec les autorités devraient se concentrer sur l’urgence des financements et la recherche de solutions durables pour les centaines de milliers de déplacés installés sur le territoire.
En réservant sa toute première sortie officielle au Tchad, le nouveau Haut-Commissaire envoie un signal fort à la communauté internationale : la stabilité du Sahel et la protection des populations vulnérables passent, plus que jamais, par un soutien accru aux efforts tchadiens.


