Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a présidé ce 9 janvier 2026 une séance de présentation d’un ambitieux projet de transplantation rénale. Cette rencontre stratégique a permis de dresser un état des lieux de la dialyse au Tchad, d’analyser le contexte actuel et de mettre en lumière les défis majeurs liés à la prise en charge de l’insuffisance rénale, une pathologie lourde aux conséquences humaines et sociales considérables.
Face à ces défis, le directeur général adjoint du CHU La Renaissance, Dr Mahamat Hissein Ali, a souligné que la transplantation rénale constitue une réponse durable aux limites de la dialyse et aux difficultés vécues par les patients. Le projet repose sur une stratégie structurée autour de sept axes essentiels : le cadre juridique, les infrastructures, la formation multidisciplinaire, les protocoles standards, la collaboration, la promotion et l’accès aux médicaments. Il a précisé que la mise en œuvre de ces objectifs, dont le coût est estimé à 2,5 milliards de FCFA, représente bien plus qu’un investissement sanitaire : c’est un véritable projet de société porteur d’espoir pour les familles tchadiennes.
Les échanges ont été enrichis par les contributions d’éminents spécialistes. Le professeur Elhadji Fany KA, partageant son expérience, a recommandé le lancement simultané des étapes clés du projet, saluant la rigueur et le professionnalisme des équipes tchadiennes. Pour sa part, le professeur Choua Oucheimi est revenu sur la genèse du projet, les démarches entreprises et surtout l’impulsion décisive donnée par le ministre de la Santé. Il a mis en avant les retombées positives attendues pour les formations sanitaires, notamment l’amélioration significative de la qualité des soins. D’autres cadres ont également insisté sur l’impact du projet, qui offrira une nouvelle chance de vie aux patients et transformera en profondeur le système de santé.
Clôturant les travaux, le ministre Dr Abdelmadjid Abderahim a réaffirmé la volonté politique des plus hautes autorités du pays de concrétiser ce projet structurant. Il a insisté sur les conditions indispensables à sa réussite, en particulier le renforcement des ressources humaines et des infrastructures. Soulignant que la modernisation du système de santé exige bienveillance, engagement et synergie, il a mis l’accent sur une décentralisation progressive et coordonnée, appelant tous les acteurs à faire preuve de dynamisme et de vision commune pour assurer le succès de cette initiative salvatrice.


