La Place de la Nation a vibré, du 20 au 25 décembre 2025, au rythme de la première édition du Salon National de l’Élevage (SANEL). En clôturant l’événement, le Ministre de l’Élevage et de la Production Animale, le Pr Abderahim Awat Atteïb, a dressé un bilan élogieux de ces six journées dédiées au poumon économique du pays, tout en plaidant pour une pérennisation de l’initiative à travers les provinces.
C’est avec un « sentiment de satisfaction » que le Pr Abderahim Awat Atteïb a mis fin aux activités du tout premier Salon National de l’Élevage du Tchad. Durant près d’une semaine, la capitale est devenue le carrefour des acteurs de la filière, mêlant expositions de races de prestige, innovations technologiques et panels de réflexion sur la modernisation d’un secteur vital pour la résilience nationale.
Dans son discours de clôture, le ministre a tenu à rappeler le poids réel du Tchad sur l’échiquier pastoral international. Chiffres à l’appui, il a souligné que le pays dispose d’un cheptel estimé à plus de 156 millions de têtes, toutes espèces confondues. « Avec 11 391 044 têtes de camélidés, le Tchad se hisse au premier rang mondial », a-t-il précisé avec fierté, devançant des nations comme la Somalie ou l’Arabie Saoudite.
Pour le Pr Abderahim Awat Atteïb, ces résultats sont le fruit de la vision du Chef de l’État, Mahamat Idriss Deby Itno, dont l’engagement a été reconnu par l’Union Africaine à travers sa désignation comme « Président Champion » dans la lutte contre la Peste des Petits Ruminants (PPR).
Au-delà de la célébration du patrimoine, le ministre a insisté sur les réformes structurelles engagées par le gouvernement de l’Ambassadeur Allah-Maye Halina. L’objectif est de transformer l’élevage traditionnel en un levier de croissance moderne et compétitif. Le Salon a d’ailleurs servi de plateforme pour promouvoir la transformation locale des produits animaux, alliant « tradition et modernité ».
L’une des annonces fortes de cette cérémonie de clôture est sans doute la volonté de voir cet événement sortir des frontières de N’Djamena. Le ministre a officiellement suggéré l’institutionnalisation de ce salon sous une forme tournante. « Cela permettra de faire découvrir les savoir-faire des différentes communautés rurales en termes de bonne conduite d’élevage (…) avec des résultats observables sur le bien-être des animaux et la production », a-t-il plaidé.
Le patron de l’élevage n’a pas manqué de saluer l’appui technique et financier de la Banque mondiale, via le PRAPS-2 TD, et de la Banque Africaine de Développement (BAD) à travers le PAPCV-VL. Ces partenariats ont été cruciaux pour la réussite de cette première édition qui, selon le ministre, doit marquer le début d’une « nouvelle ère de compétitivité » pour le Tchad.
En quittant la tribune, le Pr Abderahim Awat Atteïb a formulé le vœu que les échanges nés durant ce salon servent de « boussole » pour les actions futures, avant de déclarer officiellement clos le Salon National de l’Élevage, édition 2025.

