Cette rencontre a rassemblé les hommes et femmes des médias, les influenceurs, les blogueurs ainsi que les professionnels de la santé autour du thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida ». Elle visait à créer un espace d’échanges et de réflexion sur les défis actuels liés à la lutte contre le VIH/SIDA, notamment dans un contexte marqué par la réduction des financements internationaux.
Ce café de presse avait pour objectif principal de renforcer les connaissances des médias sur la situation actuelle du VIH/SIDA au Tchad et les enjeux liés à la rupture du financement international. Il visait également à encourager la diffusion de messages clés afin d’accroître la prise de conscience et le plaidoyer auprès des décideurs, du secteur privé, des leaders communautaires et religieux ainsi que des communautés. Par ailleurs, cette initiative entend contribuer à la lutte contre la discrimination, la stigmatisation, les inégalités et les obstacles aux droits humains dans l’accès aux services de prévention et de prise en charge.
Prenant la parole, la Directrice pays de l’ONUSIDA au Tchad, Dr Françoise Ndayishimiyé, a souligné que cette activité s’inscrit dans le cadre des manifestations de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA. Elle a indiqué que l’ONUSIDA attend de cette rencontre un engagement actif des médias nationaux et internationaux à relayer les messages clés de cette journée, à produire et diffuser des contenus mettant en lumière les enjeux du financement et de la riposte au VIH, et à mobiliser l’ensemble des acteurs pour la préservation des acquis et le renforcement des ressources locales.
Dr Françoise Ndayishimiyé a par ailleurs rappelé que la lutte contre le VIH/SIDA constitue un engagement collectif, appelant tous les acteurs à se mobiliser, à innover et à renforcer la solidarité afin d’assurer un accès équitable aux services et de préserver les progrès réalisés au fil des années.
Pour sa part, le Secrétaire exécutif du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), Dr Abbas Moustapha, a déclaré que la Journée mondiale de lutte contre le sida représente une occasion stratégique de rappeler que le VIH/SIDA demeure un enjeu majeur de santé publique. Il a souligné la nécessité d’adopter une approche transformatrice pour atteindre l’Objectif de Développement Durable visant à éradiquer le sida d’ici 2030.
Il a également mis en exergue le rôle fondamental des médias en tant que vecteurs d’information, d’éducation et de mobilisation. Selon lui, leur implication est déterminante pour renforcer la mobilisation sociale, politique et médiatique, sensibiliser sur l’impact de la crise de financement et promouvoir des solutions inclusives et durables pour la riposte au VIH, particulièrement dans un contexte de fortes perturbations financières au niveau mondial et national.
C’est dans ce cadre que le CNLS et l’ONUSIDA ont organisé ce café de presse afin de mobiliser les médias et les parties prenantes autour des stratégies à mettre en œuvre pour poursuivre efficacement la lutte contre le VIH/SIDA malgré les contraintes financières, en vue d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.
Dr Abbas Moustapha a par ailleurs indiqué qu’en 2025, la réduction des financements internationaux fragilise sérieusement les services essentiels de prévention, de dépistage, de prise en charge communautaire, de soutien aux jeunes et aux femmes, ainsi que l’accès des populations vulnérables et marginalisées aux soins. Toutefois, face à ces défis, le Tchad a fait le choix de la résilience. Grâce à l’impulsion du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, et à l’engagement des partenaires, le pays a consolidé une riposte axée sur les communautés et la protection des acquis.
Au cours de cette rencontre, les participants ont suivi trois communications portant respectivement sur le rapport ONUSIDA 2025 (état des lieux et enjeux), le Plan stratégique mondial 2026–2031 et les Objectifs de Développement Durable, ainsi que l’état de la riposte au VIH au Tchad.
Ces présentations ont donné lieu à des échanges enrichissants, permettant aux hommes et femmes des médias de mieux comprendre la situation du VIH au Tchad ainsi que les stratégies mises en place pour renforcer la riposte nationale. À l’issue des discussions, les journalistes se sont engagés à accompagner le Ministère de la Santé Publique et l’ONUSIDA à travers l’organisation de campagnes médiatiques de sensibilisation.
Clôturant les travaux, le Coordonnateur du Programme sectoriel de lutte contre le sida, les hépatites et les infections sexuellement transmissibles, Dr Ahmat Djibert Aliki, a remercié les journalistes pour leur forte mobilisation et leur participation active. Il les a exhortés à poursuivre leurs efforts de sensibilisation des populations à travers leurs différents canaux de communication, afin de contribuer efficacement à l’éradication du VIH/SIDA au Tchad.


