La section politique du mouvement citoyen Wakit Tamma a vivement réagi à la dégradation continue des conditions de vie au Tchad, pointant du doigt les pénuries répétées de gaz domestique qui affectent plusieurs grandes villes du pays depuis plus d’un an.
Par la voix de son porte-parole, Abdel Azim Mht Abakar, le mouvement a publié un communiqué dénonçant une crise qui frappe directement les foyers tchadiens, citant notamment Abéché, Am-Djarass, Mongo, Sarh, Doba (pourtant ville productrice de pétrole) et N’Djaména.
Manque de planification et priorités contestées
Pour la section politique de Wakit Tamma, cette crise d’approvisionnement illustre une « absence manifeste de planification publique et un déficit d’attention porté aux besoins essentiels de la population ». Le mouvement déplore qu’aucune mesure structurelle n’ait été annoncée pour garantir un approvisionnement stable et équitable de ce produit jugé vital pour les ménages.
Le mouvement politique souligne un contraste marqué entre les urgences sociales du pays et les choix budgétaires de l’exécutif. Il affirme que, depuis l’arrivée au pouvoir de Mahamat Idriss Déby, les priorités ont été progressivement réorientées vers « l’achat d’armements et l’acquisition de véhicules de luxe destinés au sommet de l’État ». Ces dépenses sont jugées « totalement déconnectées des urgences sociales » par Wakit Tamma, qui les met en opposition avec une réalité quotidienne marquée par la précarité, la hausse des prix et l’affaiblissement des services publics.
La section politique de Wakit Tamma insiste sur le fait que la crise actuelle n’est pas un simple incident, mais le « symptôme d’une gouvernance qui privilégie la consolidation du pouvoir au détriment du bien-être collectif ». Rappelant que l’accès à l’énergie domestique est un droit fondamental, le mouvement « appelle les autorités responsables à assumer leurs obligations ». Il exige le rétablissement sans délai de la chaîne d’approvisionnement et la publication des raisons réelles de ces pénuries prolongées.
Face à cette situation, et dans le respect des principes constitutionnels, la section politique de Wakit Tamma encourage enfin les citoyens à « rester vigilants, organisés et mobilisés » pour la défense de leurs droits fondamentaux.


