Le Projet pour l’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique en Afrique Subsaharienne Plus (SWEDD+) a procédé à la remise officielle de matériels au Ministère de la Santé Publique et de la Prévention, ce lundi 24 novembre 2025. Cette cérémonie, tenue dans les locaux du ministère, a rassemblé des autorités et des partenaires techniques.
L’appui consiste en la fourniture de sept camions de 15 tonnes, destinés à améliorer la chaîne d’approvisionnement des médicaments en facilitant le transport entre les Pharmacies Provinciales d’Approvisionnement et les structures sanitaires éloignées. Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a exprimé sa gratitude pour ce don substantiel, financé par la Banque Mondiale via le projet SWEDD+ et soutenu par le Fonds Mondial.
Ce don comprend également des équipements modernes pour le Laboratoire National de Contrôle Qualité des Médicaments, permettant d’intensifier la surveillance des produits de santé, ainsi qu’une clinique mobile mise à disposition du COUSP pour améliorer la réponse aux urgences et rapprocher les soins des populations.
Mamane Maliki Amadou, représentant intérimaire de la Banque Mondiale, a souligné que cet événement marque une étape majeure dans l’engagement commun pour renforcer durablement le système de santé et améliorer les conditions de vie. Il a également précisé que, grâce à l’appui de la Banque Mondiale, le projet SWEDD+ aide le gouvernement à renforcer la chaîne d’approvisionnement des produits de santé reproductive, réduisant ainsi les ruptures de stock de médicaments.
Adawaye Chatté, coordonnateur de l’unité de projets, a ajouté que ces équipements représentent un investissement stratégique pour élargir l’accès aux soins, améliorer la prise en charge communautaire et soutenir les interventions dans les zones les plus reculées.
Il a rappelé que, grâce au financement de la Banque Mondiale, qui se termine en décembre 2025, plusieurs réalisations ont été accomplies, notamment la mise en place de quatre centrales d’oxygène dans des établissements tels que le Bon Samaritain, le CHU La Renaissance, et à Ati et Goz-Beïda, ainsi que la solarisation de 13 laboratoires et sites de diagnostic, et la rénovation et l’équipement des services d’urgence du CHU à N’Djamena.
Cette initiative, soutenue par la Banque Mondiale et mise en œuvre dans douze pays africains, vise à réduire les inégalités et à renforcer la résilience des femmes et des jeunes filles dans la sous-région, tout en jouant un rôle essentiel dans l’amélioration des systèmes de santé et le bien-être des populations vulnérables.


