Les coupures d’électricité dans les établissements de santé sont une réalité quotidienne, mais elles portent un nom : l’angoisse. À N’Djamena, l’Hôpital de la Paix de Farcha, pourtant vital pour des milliers d’habitants, est régulièrement plongé dans l’obscurité, impactant directement la vie des patients et le travail acharné du personnel soignant.
L’instabilité électrique qui frappe l’hôpital s’explique par la vétusté du réseau électrique. Des infrastructures vieillissantes et mal entretenues rendent l’approvisionnement chronique en électricité instable. Face à cette défaillance structurelle, les hôpitaux comptent sur leurs groupes électrogènes. Or, ces solutions de secours sont elles-mêmes vulnérables, souvent confrontées à des pénuries d’approvisionnement en carburant. Cette double faiblesse, celle du réseau et celle de l’alternative, est exacerbée par une demande électrique croissante, liée à l’augmentation de la population et au nombre de cas médicaux à prendre en charge.
Pour l’Hôpital de la Paix, chaque interruption électrique est une menace vitale. Une opération chirurgicale peut être interrompue à un moment critique. En soins intensifs, des équipements cruciaux comme les respirateurs ou les appareils de surveillance, essentiels au maintien en vie des patients, se retrouvent hors service.
Pour le personnel médical, ces coupures ajoutent une pression insoutenable à un quotidien déjà difficile. Médecins et infirmiers doivent gérer l’incertitude et l’urgence, compliquant la prise de décision et risquant de compromettre la qualité des soins prodigués. L’obscurité s’installe, et avec elle, la peur légitime des familles et des patients.
Faire face à ce défi demande une action immédiate et structurée. Il est impératif d’investir dans la modernisation des infrastructures électriques nationales. Pour l’Hôpital de la Paix, cela se traduit par la mise en place de générateurs de secours fiables, dont l’approvisionnement en carburant doit être sanctuarisé.
À plus long terme, l’exploration de solutions d’énergie renouvelable, notamment l’installation de panneaux solaires, pourrait offrir une alternative durable et réduire la dépendance au réseau défaillant.
Les coupures d’électricité à l’Hôpital de la Paix de Farcha ne sont pas un simple incident technique. Elles constituent un enjeu de santé publique majeur qui menace directement la vie. Agir rapidement est la seule voie pour garantir des soins dignes et permettre aux équipes médicales de travailler dans des conditions sécuritaires optimales.


