Le gaz butane est bien plus qu’une source d’énergie ; c’est un allié essentiel de l’organisation domestique pour des milliers de foyers au Tchad. Lorsqu’une pénurie survient, c’est le quotidien qui est désorganisé, et ce sont souvent les ménagères qui en subissent le plus lourd fardeau.
Cette crise d’approvisionnement se traduit par une véritable « triple peine » pour celle qui gère traditionnellement la cuisine :
- Le fardeau organisationnel et psychologique : La recherche d’une bouteille de gaz devient une course d’obstacles quotidienne. Cette perte de temps et le stress lié à l’incertitude du prochain repas génèrent une forte anxiété.
- Le surcoût et le danger : Le manque de gaz contraint les familles à se rabattre sur des solutions de substitution. Ces alternatives (bois ou charbon de bois) sont souvent plus chères, moins pratiques, et nettement plus dangereuses.
- L’impact sur la santé et l’environnement : Le retour au bois et au charbon expose la cuisinière et sa famille à des fumées nocives (problèmes respiratoires). Il contribue aussi directement à la déforestation et à la dégradation de l’environnement local.
Qu’elle soit due à un problème logistique, d’approvisionnement, ou à une forte croissance démographique, cette pénurie met en lumière la fragilité d’une dépendance à une seule source d’énergie.
La ménagère, pilier du foyer, ne devrait pas avoir à choisir entre la santé de sa famille et la corvée du bois. Une politique énergétique durable et diversifiée est, de facto, une politique sociale essentielle pour soulager le quotidien de ceux qui nourrissent la nation.


