À la COP30, la question du financement climatique inclusif a occupé une place centrale, avec la Ministre d’État, Ministre de la Femme du Tchad, Mme Kitoko Gata Ngoulou, en première ligne pour défendre une approche qui place les communautés vulnérables au cœur des priorités.
La Ministre de la Femme et de la Petite Enfance a participé à un panel de haut niveau co-organisé par l’INECC (Institut de la Nouvelle Économie Climatique) et IPE Global, réunissant experts, décideurs et acteurs internationaux. L’objectif est de réaffirmer que les ressources climatiques doivent aller « là où ça compte » et répondre de manière concrète aux besoins des populations en première ligne des impacts climatiques.
Les échanges ont mis en lumière l’urgence de réorienter les financements vers les territoires fragiles et les projets portés par les communautés locales. Trop souvent, les fonds climatiques se concentrent sur de grandes infrastructures, laissant de côté ceux qui subissent au quotidien sécheresses, inondations et dégradations environnementales. Pour les intervenants, construire une résilience durable passe par une redistribution équitable, adaptée et inclusive des ressources.
Dans son intervention, la Ministre d’État a rappelé que les femmes et les enfants restent les premières victimes des dérèglements climatiques, mais qu’ils sont aussi porteurs de solutions puissantes. Leur proximité avec les ressources naturelles, leur rôle social et économique central, ainsi que leur capacité d’innovation font d’eux des acteurs incontournables de l’adaptation et de la résilience climatique. Pourtant, les inégalités structurelles renforcent leur vulnérabilité, d’où l’urgence d’un appui ciblé et renforcé.
Mme Kitoko Gata Ngoulou a enfin insisté sur la nécessité d’une appropriation locale des réponses climatiques et sur l’intégration systématique des femmes dans les mécanismes de décision. Elle a salué la volonté du Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, qui place l’inclusion et l’équité au cœur de l’action publique. Pour la Ministre d’État, bâtir un avenir climatique résilient exige une gouvernance qui écoute, inclut et valorise celles et ceux qui vivent les réalités du terrain.


