À N’Djaména, un phénomène inquiétant prend de l’ampleur : la prolifération d’associations et de fondations qui proposent des formations express aux jeunes diplômés sans emploi. Si certaines de ces organisations mènent des actions humanitaires louables, d’autres sont pointées du doigt pour leurs dérives et leurs pratiques douteuses.
Ces associations, souvent créées par des jeunes diplômés eux-mêmes, promettent des formations miracles en quelques semaines, moyennant une somme d’argent. Or, ces formations ne sont ni reconnues ni certifiées par les instances compétentes. Les « formateurs » eux-mêmes n’ont parfois que des connaissances superficielles dans le domaine qu’ils prétendent enseigner.
Les conséquences de ces pratiques sont néfastes pour les jeunes diplômés qui se laissent séduire par ces promesses. Ils risquent de se retrouver avec des « certificats » sans valeur, qui ne leur permettront pas de trouver un emploi décent. Il est urgent que le Ministère en charge de la formation professionnelle prenne des mesures pour encadrer ces associations et mettre fin à ces pratiques trompeuses.
Les jeunes diplômés doivent être prudents et vérifier la crédibilité des associations avant de s’engager dans une formation. Il est temps de mettre fin à ces dérives et de garantir que les formations proposées soient de qualité et reconnues par les instances compétentes.


