Le Tchad fait face, depuis ces dernières années, à une nouvelle tendance de divertissement sain : l’art oratoire et le slam. La jeunesse s’y intéresse de plus en plus, tandis que les centres de formation et les coachs proposent leurs services.
L’art oratoire, étant l’art de bien parler en public, consiste à s’exprimer avec clarté, persuasion et éloquence pour convaincre, informer ou émouvoir un auditoire.
Le slam, quant à lui, se définit comme une forme de poésie orale et scénique dans laquelle les participants interprètent leurs propres textes devant un public.
Avec une forte offre sur les réseaux sociaux, des individus se regroupent et attirent le public à différents coûts, donnant lieu à de grands concours souvent accompagnés de récompenses.
Ces deux styles, pourtant distincts, font l’objet d’une confusion dans leur pratique chez certains apprenants. Certains cherchent à captiver leur auditoire par des rythmes sans contenu explicite, donnant parfois une impression de mots mal placés, voire de débats sur des thèmes peu constructifs pour le développement du public.
Ce phénomène grandissant ne bénéficie pas encore d’un suivi rigoureux permettant de différencier clairement les slameurs des orateurs.


