Dans le 1er arrondissement de N’Djamena, composé d’une vingtaine de quartiers, de nombreux habitants accusent le Maire Djamal Yaya Moussa de privilégier le quartier Guinebor, où réside sa famille, au détriment des autres zones.
Le constat est amer et palpable. Un simple tour dans l’arrondissement suffit pour observer que les travaux d’aménagement des routes, le curage des caniveaux et la pose de buses pour le drainage des eaux sont majoritairement concentrés à Guinebor, laissant les autres quartiers dans un état de délabrement avancé.
Les anciens quartiers à forte densité démographique, véritables moteurs économiques de la commune, comme Djougoulier, Coq-Ville, Tordogolok, Zaraf et d’autres, souffrent. Les routes y sont devenues impraticables après les fortes pluies de la semaine dernière. « Djougoulier est dans la boue, parfois même sous l’eau. Il est difficile de se déplacer, et le marché devient un véritable calvaire, surtout avec la menace du choléra », témoigne un habitant.
Djibrine, un autre riverain, se dit également déçu par la nouvelle équipe communale : « Ils sont venus nous promettre des améliorations avec quelques camions de sable, mais maintenant que les pluies sont abondantes, il n’y a toujours pas de routes praticables. »
Malgré une pluviométrie moins importante cette année comparée aux années précédentes, la situation reste critique. Les habitants appellent le Maire Djamal Yaya Moussa à agir pour l’ensemble du 1er arrondissement et à ne pas se limiter à un seul quartier.


