Il s’est ouvert ce mardi, 19 Août 2025 à N’Djamena, un atelier sous-régional de concertation et de sensibilisation consacré aux maladies animales transfrontalières (MAT) en Afrique centrale. Cette rencontre d’envergure vise à renforcer la coopération entre les pays afin de prévenir et de contrôler ces pathologies qui menacent à la fois le cheptel, la sécurité alimentaire et la stabilité des communautés agropastorales.
Cet atelier est organisé dans le cadre du projet Paix, Transhumance et Développement de l’Économie Pastorale autour du Lac Tchad (PETRADEP), une initiative cofinancée par l’Union européenne et la coopération allemande.
Mis en œuvre par la GIZ avec l’appui technique de la Communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (CEBEVIRHA), le projet ambitionne de renforcer la résilience des ménages agropastoraux et de réduire les risques de conflits liés à la mobilité du bétail dans les zones frontalières du bassin du Lac Tchad.
La rencontre réunit des responsables des services vétérinaires, des présidents d’ordres vétérinaires et des représentants des confédérations d’éleveurs venus de six pays : Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad.
Véritable plateforme d’échanges, l’atelier oriente les discussions sur : l’état des lieux des principales MAT dans la sous-région, les capacités actuelles de surveillance sanitaire, les contraintes et opportunités liées à la mobilité animale, et la gestion intégrée des épidémies transfrontalières.
Profitant de cette tribune, le Tchad a présenté les efforts consentis en matière de vaccination du cheptel entre 2022 et 2025. Avec le soutien du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad), le pays a pu renforcer ses campagnes de vaccination grâce à l’acquisition de 15 véhicules et 120 motos, destinés aux équipes vétérinaires mobiles.
En complément, les chefs de postes vétérinaires recevront une formation à l’utilisation de KoboToolbox, un outil numérique moderne de collecte et d’analyse des données épidémiologiques. De plus, le système d’information sur la santé animale (AHIS) a été présenté aux participants comme un instrument clé pour une meilleure coordination des actions.
En offrant un cadre d’échanges et de coordination, cet atelier marque une étape cruciale pour la santé animale, la sécurité alimentaire et la paix dans les zones pastorales. Il ouvre la voie à une meilleure gouvernance de la transhumance transfrontalière, en mettant l’accent sur la coopération régionale, la prévention des maladies et la durabilité des pratiques pastorales.


