Le gouvernement tchadien renforce son engagement en faveur du développement scientifique et technologique à travers la création d’un Département de Génie Biomédical (GBM) au sein de l’Institut National Supérieur des Sciences et Techniques d’Abéché (INSTA). La décision a été officialisée par l’Arrêté N°104/PR/PM/MESRSFP/SE/SGM/AE/INSTA/2025, signé par le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle.
Le nouveau département, rattaché à l’INSTA, vise à répondre aux besoins croissants du secteur de la santé au Tchad en formant des spécialistes dans plusieurs domaines clés du génie biomédical. Il délivrera des diplômes de Licence et de Master dans les spécialités suivantes :
• Imagerie médicale et Radiothérapie (IMR)
• Kinésithérapie et Rééducation fonctionnelle (KRF)
• Biomécanique et Réhabilitation (BR)
• Maintenance des équipements biomédicaux (MEI)
• Biotechnologie (BIO-TECH)
• Bio-informatique (BIO-INFO)
Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de modernisation du système éducatif et de renforcement de l’offre de formations professionnelles adaptées aux réalités sanitaires et technologiques du pays.
Proposée conjointement par l’Université Adam Barka d’Abéché (UNABA) et l’INSTA, la création de ce département tient compte des « nécessités de service », selon les termes de l’arrêté. Elle vient combler un vide structurel dans le paysage universitaire tchadien, où les formations en génie biomédical étaient jusque-là quasi inexistantes.
Le Département sera dirigé par un Chef de Département, nommé par décision du Directeur Général de l’INSTA. Il pourra, à long terme, intégrer d’autres spécialités selon les évolutions du domaine et les besoins du marché.
Avec ce nouveau département, le Tchad ambitionne de former sur place des ingénieurs et techniciens capables de concevoir, entretenir et améliorer les équipements médicaux, mais aussi de développer des solutions locales en biotechnologie et en e-santé.
Le Ministre d’État a souligné, à travers cet arrêté, la volonté du gouvernement de soutenir l’innovation scientifique, la modernisation des soins de santé et de réduire la dépendance aux compétences et technologies étrangères.
Le présent arrêté prend effet à compter de la date de sa signature et sera enregistré et diffusé dans les institutions concernées.


