Dans le cadre de la dynamisation du système national d’état civil, l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS) a lancé, ce lundi 21 juillet, un atelier de formation à Goz-Beïda, chef-lieu de la province du Sila. L’événement a été officiellement ouvert par le Secrétaire Général de la Province, Ali Mbodou Djibrine.
Cette formation, qui s’étend sur trois jours, s’inscrit dans une campagne nationale de renforcement des capacités des agents impliqués dans la chaîne d’enregistrement des faits d’état civil, notamment les naissances, les mariages et les décès. Les participants, issus de divers horizons administratifs, traditionnels, coutumiers et religieux bénéficieront d’outils pratiques et théoriques sur les procédures, les responsabilités légales et les enjeux de l’état civil au Tchad.
Représentant le Directeur Général de l’ANATS, un cadre de l’agence a mis en lumière un défi majeur : une grande proportion des enfants tchadiens, surtout ceux âgés de 0 à 15 ans, ne disposent pas d’acte de naissance. Il a dénoncé le réflexe tardif des parents qui ne sollicitent ce document qu’au moment de l’inscription à l’école secondaire, privant ainsi leurs enfants d’une identité légale dès la naissance. « Il est temps d’agir ensemble pour inverser cette tendance préoccupante », a-t-il lancé.
Cette initiative fait suite aux ateliers organisés à Amtiman et Lai du 14 au 16 juillet 2025. Elle vise à renforcer l’appropriation locale de la culture de l’état civil, condition essentielle pour garantir les droits fondamentaux des citoyens.
L’ANATS entend, par cette démarche, impliquer davantage les chefs traditionnels, les leaders communautaires et religieux, afin qu’ils deviennent des relais de sensibilisation dans leurs localités respectives. Car au-delà de l’aspect administratif, l’acte de naissance est une clé d’accès à l’éducation, à la santé, à la protection sociale et à la citoyenneté.
Avec le soutien des autorités locales et l’accompagnement technique de l’ANATS, cet atelier représente un pas important vers l’universalisation de l’enregistrement des naissances dans la province du Sila, contribuant ainsi à bâtir un Tchad où chaque enfant est reconnu et protégé par la loi.


