Dans le cadre d’une tournée d’évaluation des conditions de vie des populations, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a effectué une visite de terrain dans plusieurs localités de la province du Wadi-Fira. Ce déplacement vise à constater de visu les défis auxquels sont confrontés les habitants, en particulier en matière d’accès à l’eau potable, à l’énergie et aux services de base.
Accueilli chaleureusement à Erre par les autorités locales et la population, le ministre a été saisi de plusieurs doléances. Parmi les principales préoccupations exprimées figurent l’accès limité à l’eau potable et à l’électricité, le manque d’infrastructures scolaires et sanitaires, ainsi que les difficultés liées à l’approvisionnement en gaz butane. La situation est d’autant plus critique que la région accueille plus de 60 000 réfugiés, ce qui accentue la pression sur les ressources disponibles.
Sensible à ces préoccupations, Passalé Kanabé Marcelin s’est engagé à relayer les demandes des populations aux autorités compétentes. Il a également annoncé une mesure concrète : la construction immédiate d’un château d’eau d’une capacité de 100 m³ pour répondre aux besoins urgents en eau potable.
La visite ministérielle s’est poursuivie à Matadjana, où cinq forages avec un débit cumulé de 55 m³ sont en service. Cependant, les travaux de construction d’un château d’eau, entamés en 2023, sont à l’arrêt. La délégation s’est aussi rendue sur un barrage partiellement effondré, suscitant des inquiétudes sur la pérennité de l’approvisionnement en eau.
À Tronga, la situation est similaire : malgré l’existence de quatre forages fonctionnels, les travaux d’un château d’eau de 150 m³ n’ont toujours pas débuté. Devant ces retards, le ministre a exprimé son indignation et a ordonné une réaction immédiate de ses services.
Face à la lenteur et aux manquements des entreprises en charge des projets hydrauliques, le ministre a tenu un discours ferme :
« Il est inadmissible que des personnes prennent de l’argent et disparaissent sans accomplir leur travail. Le Tchad d’aujourd’hui, sous la direction du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ne tolérera pas ce désordre », a-t-il martelé.


