Dans les méandres complexes de la géopolitique africaine, certains hommes s’illustrent non pas par le vacarme de leurs discours, mais par la justesse de leurs actes. Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad, incarne cette rare trempe de dirigeants qui préfèrent les résultats au bruit, la paix au prestige. Artisan discret mais ô combien déterminant, il a joué un rôle central dans la signature des récents accords de paix en République Centrafricaine.
Grâce à un leadership éclairé, une connaissance fine des dynamiques régionales et une foi inébranlable dans l’idéal de réconciliation, le Maréchal a su catalyser une dynamique de dialogue là où régnait la défiance. Les pourparlers qu’il a impulsés ont permis de rapprocher le Gouvernement centrafricain et deux puissants groupes armés : le 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) de Oumar Abdel Kader, alias « Sembé Bobbo », et l’UPC (Union pour la Paix en Centrafrique), dirigée par Ali Darassa.
Ce processus, mené avec minutie, patience et fermeté, consacre une nouvelle fois le Tchad comme un acteur majeur dans la pacification de l’Afrique centrale. Ce n’est ni un hasard, ni un coup d’éclat : c’est le fruit d’une volonté politique constante, d’une diplomatie pragmatique et d’un sens aigu des responsabilités régionales.
Sous l’égide du Maréchal, le Tchad a su mettre à profit son aura, sa neutralité et sa compréhension profonde des enjeux frontaliers pour faire émerger un compromis politique durable. Cette implication s’inscrit dans une tradition de médiation chère à la diplomatie tchadienne, qui comprend que la stabilité de la République Centrafricaine est indissociable de celle du Tchad, et que la sécurité de l’un est le prolongement naturel de celle de l’autre.
En contribuant à cette avancée, le Tchad ne cherche ni récompense, ni reconnaissance tapageuse. Il agit, avec responsabilité et solidarité, pour bâtir un avenir commun avec les peuples frères. Il s’inscrit, à juste titre, dans le cercle restreint des nations qui œuvrent pour la paix, au-delà des frontières et des intérêts immédiats.
Il appartient désormais aux signataires de faire honneur à cet accord, de rompre avec les logiques de confrontation et d’écrire, ensemble, une nouvelle page d’espoir pour la Centrafrique. Une page où les armes se taisent, où les rancœurs s’effacent, et où l’État retrouve son autorité et sa légitimité au service du développement.
Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a tendu la main de la paix. Il revient aux autres de la saisir, sincèrement.
Par Mahmoud Ali Seid


