La Section politique de Wakit Tamma en Amérique du Nord exprime sa profonde préoccupation suite à la récente modification de la Constitution tchadienne. Ce changement, selon le mouvement, ouvre la voie à une dérive autoritaire et pourrait permettre la confiscation du pouvoir par une minorité, voire une seule personne.
En supprimant la limitation des mandats présidentiels, cette nouvelle Constitution pave le chemin à un règne à vie pour le Président Maréchal, fils d’un ancien président. De plus, elle permet au chef de l’État de cumuler ses fonctions avec celles de leader d’un parti politique, annihilant ainsi la séparation entre l’État et le monde partisan.
Wakit Tamma section politique dénonce le rôle du Sénat et de l’Assemblée nationale, décrits comme de simples chambres d’enregistrement. Ces institutions valident sans débat des décisions qui favorisent une transmission dynastique au sommet de l’État.
Le mouvement rappelle que les manipulations constitutionnelles n’ont jamais sauvé un régime condamné par l’histoire. « Le peuple tchadien mérite une véritable République, fondée sur l’alternance et la démocratie », affirment les représentants de la section politique de Wakit Tamma en Amérique du Nord
Ils appellent les citoyens tchadiens à rester mobilisés et à rejeter cette « mascarade constitutionnelle.» La communauté internationale est invitée à soutenir le peuple tchadien dans sa quête de démocratie.
Wakit Tamma conclut en affirmant que le Tchad doit s’orienter vers des institutions crédibles, au service du peuple, et non vers une monarchie républicaine.


