Face à l’effroi suscité par l’agression sexuelle d’une fillette de 4 ans le 26 janvier dernier à Farcha, le ministère de la Femme et de la Petite Enfance sort du silence. Par la voix de la Ministre d’État, Kitoko Gata Ngoulou, le gouvernement a exprimé son indignation face à cet acte « odieux », prétendument commis par un individu se réclamant du corps militaire.
Dans une déclaration officielle, la Ministre d’État a fustigé une atteinte intolérable aux droits de l’enfant et à la dignité humaine. Elle insiste particulièrement sur un point : l’uniforme ne saurait servir de bouclier. Le Ministère exige ainsi une application stricte de la loi, martelant que le statut de l’agresseur ne doit en aucun cas entraver la marche de la justice.
Ce drame s’inscrit dans un contexte préoccupant de recrudescence des violences sexuelles visant les mineures et les femmes au Tchad.
« Il est impératif que notre arsenal juridique soit mobilisé avec rigueur pour garantir la sécurité des plus vulnérables », a rappelé le département ministériel, appelant à une mobilisation nationale de tous les acteurs sociaux.
Au-delà de la condamnation, le ministère s’est engagé aux côtés de la famille de la victime. Un dispositif de soutien tripartite notamment juridique, psychologique et moral, a été annoncé pour accompagner la reconstruction de la fillette.
En réitérant sa détermination à éradiquer les violences basées sur le genre (VBG), Kitoko Gata Ngoulou a réaffirmé son ambition de bâtir un environnement où la protection des femmes et des enfants n’est plus une option, mais une réalité effective et souveraine.


