L’étude de Me Guy Hissen, huissier de justice, représenté par Me Abanga Mahamat, a animé ce Mardi 1er Juillet 2025 à N’Djamena, un point de presse relatif a un conflit foncier qui dure depuis plusieurs décennies.
Ce différend a opposé M. Saleh Hassan et Hassan Hamdan, à M. Abdramane Mahamat, ex-Boulama qui a vendu à un groupe de personnes influent, un terrain de 1000 m x 300 m au quartier Syaba, dans le 1er arrondissement de la capitale.
Dans son liminaire, Me Abanga Mahamat a rappelé que le tribunal de grande instance de N’Djamena a statué en faveur des plaignants, une décision confirmée par la cour d’appel en 2017. Face à la persistance de l’occupation illégale, les avocats insistent sur l’exécution de la décision de justice et somment les occupants de quitter les lieux sans délai.
Selon lui, les plaignants ont fourni à la justice un plan cadastral et un arrêté préfectoral attestant de l’attribution du terrain à leur défunt père. En 2017, la Cour d’Appel de N’Djamena, par l’arrêt n°039/2017, avait confirmé leur droit de propriété. « Malgré quatre expulsions officielles, les occupants illégaux continuent de revenir sur les lieux.», déplore-t-il.
Il indique par ailleurs qu’en date du 10 juin 2025, après la quatrième expulsion réalisée, Gal Mahamat Fadoul, Directeur de l’emploi à la Gendarmerie nationale, se rend personnellement sur le terrain et aurait ordonné la réintégration des occupants expulsés et encouragé la poursuite des travaux de construction.
Maître Guy Béram dénonce un acte de rébellion aggravée, en référence à l’article 129 du Code pénal tchadien et demande l’intervention des plus hautes autorités de l’État.


