De juillet 2020 à juillet 2025, le Ministère de la Femme et de la Petite Enfance, sous le leadership de la Ministre d’État Amina Priscille Longoh, a engagé des réformes de fond pour transformer durablement la condition des femmes et des enfants au Tchad. De l’autonomisation féminine à la protection de la petite enfance, en passant par d’importants investissements structurels, le bilan révèle un volontarisme politique remarquable malgré des contraintes budgétaires persistantes.
Au cœur de l’action ministérielle : la promotion d’un cadre juridique renforcé en faveur des femmes. L’adoption de 15 textes majeurs entre 2020 et 2025, dont le décret d’application de la loi sur la santé reproductive (2020), la mise en œuvre de la loi sur la parité (2021) ou encore l’ordonnance réprimant les violences faites aux femmes (2025), illustre une dynamique législative soutenue. Ces avancées ont permis une meilleure reconnaissance des droits fondamentaux des femmes et des filles dans les textes nationaux, y compris la Constitution de la Ve République.
La participation des femmes à la vie publique s’est accrue, avec une représentation passée de 18 % à près de 45 % dans certaines instances. Ce progrès a été soutenu par des plateformes féminines implantées dans les 23 provinces, des campagnes de sensibilisation juridiques, et l’appui à plus de 5 000 groupements féminins.
Petite enfance : un cadre protecteur se construit
Le ministère a marqué des avancées notables dans la structuration de la protection de l’enfance. La création du Centre National d’Accueil, de Rééducation et de Réinsertion des Enfants Vulnérables (CNAREV), le lancement de la Politique Nationale de Protection de l’Enfant, ou encore l’Initiative Présidentielle pour l’Éradication de la Mendicité Infantile sont des jalons forts.
À cela s’ajoute l’élaboration de curricula pour le préscolaire, la mise en place de comités de protection dans les 23 provinces et la gestion de centaines de cas de violences et abus. Le ministère a également œuvré à replacer les enfants dans des familles d’accueil ou des structures adaptées, tout en proposant un projet structurant : le Parlement des Enfants, futur siège de la participation citoyenne des plus jeunes.
Infrastructures et perspectives : semer pour demain
Consciente que l’inclusion passe aussi par des espaces physiques et sûrs, la Ministre d’État a lancé la construction de maisons provinciales de la femme dans sept localités clés, de centres de transit pour enfants en conflit avec la loi, ainsi que de centres intégrés multisectoriels pour les survivantes de violences basées sur le genre (VBG) dans sept provinces.
En parallèle, plusieurs projets structurants sont en cours : adoption du Code de l’Enfant, création de nouveaux CISM, révision de la Politique Nationale Genre, ou encore institutionnalisation de la Semaine nationale de l’Enfant. Malgré les défis de financement, ces initiatives démontrent une vision de long terme.
Le quinquennat 2020–2025 aura été marqué par une volonté ferme de promouvoir les droits humains fondamentaux, dans un contexte parfois contraint mais porteur d’espoir. À travers un leadership affirmé, des réformes ambitieuses et une action de proximité, le Ministère de la Femme et de la Petite Enfance a posé les bases d’un Tchad plus égalitaire, plus protecteur, et plus solidaire.


